Les déracinés sociaux n’ont que faire de briller by Oliver Rych en vente dans la boutique @rycholiver.org

Et voici que Les déracinés sociaux n’ont que faire de briller, roman chromatique, se retrouve entre Claude Royet-Journoud et Donatien Alphonse François de Sade. Un hasard nous dit-on. Bien sûr…

Quel bonheur à chaque fois. Le voir arriver dans ses cartons. Il est là. Courir préparer des enveloppes, des timbres, puis tout refaire sur le site pour qu’il soit enfin disponible dans la boutique.

Si vous souhaitez accéder directement à la page, c’est par ici.
Directement au paiement, c’est .

On me dit dans l’oreillette qu’il sera bientôt possible de se faire un panier pour commander plusieurs livres en même temps.

En attendant, voici les liens vers tout ce qui est disponible.

Déjà parus 

Livres
Vue sur le cimetière, suivi de Vortex Temporum
L’intimité n’a plus de lieu possible, roman poétique

Livres électroniques
Chiquito
Meurtre à la Roche-Bernard

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Il suffit de dire non

– Je vous ai envoyé une invitation à laquelle il serait sage de répondre.

Sinon, quoi ?

Vous allez m’envoyer des gens masqués-casqués frapper à ma porte pour me demander ce qu’il en est de mon devoir envers la société ?

Ce qui est drôle, vous savez, c’est la mémoire.
La mémoire immédiate.

Lorsqu’il a été question d’envoyer tout le monde au gnouf pour contenir la colère sociale grandissante face aux multiples ajustements ne prenant en compte que l’aspect économique et votre désir de maintenir votre autorité en place, on a vite adapté les conditions de travail. Certains ont même eu des ordinateurs pour travailler à la maison. Et nous, rien.

Aujourd’hui, coup de panique dans le labyrinthe de la bêtise, on élabore des plans impossibles à réaliser et comme un merveilleux retour de bâton, on se demande si nous ne sommes pas payés à rien foutre. Alors, c’est parti : bombardement de quelques menaces à l’ancienne.

Je n’ai pas de smartphone pro, ni d’ordi pro, ni de connexion à je ne sais quoi pro. Désolé. Et puis j’ai peut-être le moral dans les chaussettes, parce qu’à chaque fois qu’une ligne s’ajoute aux mots d’ordre, il y a la mention « sauf vous ».

Tout pourra reprendre comme avant.
Sauf vous.

La mémoire immédiate.
Un peu plus lointaine, cette fois.
(J’ai bonne mémoire)

Ça commençait toujours par « pour des raisons de sécurité », vous ne pouvez rien faire en dehors du règlement imposé, salle imposée, horaires imposés, salaire imposé, efforts consécutifs envers la société, imposés.

Plus de dix ans de gel de salaire.
On a froid.

Et puis, la crise budgétaire, prétexte à tous les avis non favorables. D’année en année.

– Vous faites un travail formidable. Avis non favorable.

Au début, on rigolait.
Au bout de quelques années, à peine un sourire dans les couloirs.

J’ai signé un contrat sur lequel il est stipulé que je dois faire quelque chose de précis. Si vous n’êtes pas en mesure d’assurer cette activité, ce n’est pas de ma faute.

Il suffit de dire non.
La première fois, puis toutes les fois.

C’est une grève inédite.

Ne vous inquiétez pas, nous travaillons.

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Citoyen au rapport !

Nous avions déjà les audits et maintenant pleuvent les rapports. Visio-conférence au sommet du pouvoir. Allons-y. Le test grandeur nature. Qui est prêt à se soumettre ? Sur qui l’ère autoritaire peut-elle compter ?

Nous ne sommes pas tous dans le même panier et nous aurons à travailler pour que des salariés précaires ou des salariés légalement soumis à la loi d’un patron du type si t’es pas content dégage le soient moins.

Question pénible au demeurant : à qui je dois l’argent qui arrive quoi qu’il arrive ?
Au peuple.
À qui je dois des comptes ?
Au peuple.

Qui peut se mettre en grève générale ?
Le peuple non soumis à la loi d’un patron du type si t’es pas content dégage.

C’est un progrès non négligeable depuis l’artisanat furieux. Le pouvoir autoritaire affaibli se retrouve comme une asperge sèche devant les salariés chez eux, dans une situation inédite : payés, sans plus aucun lien hiérarchique avec celle ou celui qui tient la répartition d’une partie de notre richesse nationale. Les plus pénibles encore, ces salauds de fonctionnaires et ces salauds de syndicats, saisissent leur chance. Cela doit durer tant que ça peut tenir. Oui, l’économie est bloquée et cette fois-ci : la faute à qui ?

Alors, il faudrait nous remettre dans le rang. La hiérarchie déstabilisée veille malgré tout. Ça commence par « j’espère que vous allez bien », puis « ne vous considérez pas en vacances », puis « visio-réunion à 10h30 », puis « au rapport ! ». Ils sont inquiets. Qu’ont-ils fait pendant ces longues semaines ? Quand est-ce que je pourrai à nouveau leur signifier qui est le patron en face à face dans mon bureau avec les avis favorables et les avis non favorables ? Le chef de service bien formé au rapport mais qui jusqu’à présent l’envoyait vers le haut tente le tout pour le tout. « Au rapport ! ». Vers le bas. Les moutons bien gardés, heureux de se faire fouetter, seront sans doute tous là. « J’ai fait ça et ça et ça et ça et ça et ça, plus du visio-zèle auquel tu ne t’attends pas. »

Félicitations, agent mouton. Vous aurez une promotion.

Devant le vide dû à leur fonction, les chefs de service espèrent que nous allons nous sacrifier. Que nous allons de nous-mêmes mettre fin à cette situation. Ils espèrent que nous aurons ce sens du devoir sur lequel ils travaillent depuis que la hiérarchie autoritaire cherche par tous les moyens à maintenir les révolutionnaires dans la case des gens pénibles qui ne font que râler.

Pourtant, ça a toujours été comme ça, et notre discours n’a pas changé : Qui c’est qui bosse, en vrai ? Qui c’est qui remplit consciemment la caisse avec ses impôts et ses taxes ? Qui c’est qui peut formuler des exigences à celles et ceux qui sont placés là-haut pour nous administrer ?

Le peuple encore.
Oui, celui qui est non soumis à la loi, etc.

Nous sommes en arrêt et nous comptons les morts. La fameuse « guerre » a été déclarée unilatéralement et aujourd’hui le maquis est immense, sur tout le territoire. Les résistants à l’œuvre avec personne dans un rayon d’un kilomètre pour leur tirer une balle dans la tête. C’est une chance inespérée. Nous la devons, d’ailleurs, aux exigences que nous n’avons jamais lâchées.

Tant que la loi ne change pas, nous avons ce pouvoir.

Alors, le voici mon rapport : « tout va bien, merci ».

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Une année exceptionnelle

Seule nous intéresse la courbe de cette année 2019 qui a connu l’application stricte de notre autogestion. La courbe et quelques pourcentages afin de continuer à penser notre économie en terme de proportions.

Les seuls premiers mois négatifs correspondent à l’absorption des dépenses liées à la conception de notre second livre, L’intimité n’a plus de lieu possible.

La dette générale connaît une progression relativement équivalente aux années précédentes d’environ 11,21 %.

Les recettes sont en baisse de 19 %, mais les dépenses, elles, le sont de 27 %. Nous sommes sur un bénéfice global de 4,21 %. Notre première année positive depuis que nous avons fait le choix de l’autogestion.

L’économie de moyens qui s’y traduit est une forme de décroissance régulée que nous allons naturellement reconduire dès le début de l’année 2020.

Tout cela ne nous a pas empêchés de mettre sur le chemin de nos rencontres la conception d’un troisième livre, Les déracinés sociaux n’ont que faire de briller, dont vous pouvez déjà partager la bande-annonce visuelle ou musicale.

Nous fêterons en janvier notre sixième année d’existence.

Réjouissons-nous de voir voyager dans les sphères virtuelles et les réseaux de la réalité :
— Deux livres achevés et un livre en cours de conception ;
— Trois romans-sites dont un achevé ;
— Deux nouvelles au format ebook distribuées gratuitement ;
— Un blog où se publient les inédits de l’écriture.

Nous sommes même en mesure de vous offrir un livre avec ce lien que vous pouvez utiliser pour vos proches.

Nous vous tiendrons informés au jour le jour de l’arrivée de notre petit dernier.

Bonnes lectures à toutes et tous et excellente fin d’année.


Si vous souhaitez participer à cette aventure, vous pouvez faire un don.

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En attendant les déracinés

Maintenant que le texte est parti vers son premier lecteur et que j’attends son retour, maintenant que j’ai déjà conçu aussi bien la bande annonce musicale que la vidéo, maintenant que j’ai revu ces fenêtres où peut-être tout a (re)commencé, alors que je me disais : « Je n’avais jamais vu les pies », maintenant que tout est gratuit jusqu’à nouvel ordre, je pense au blog, à l’écriture en cours, à ce qui a peut-être accompagné Les déracinés sociaux n’ont que faire de briller, lorsque des mots partent ailleurs, et qu’après plusieurs mois parfois, je les recopie, me retrouvant.

En attendant le nouveau livre, donc, je vous invite à lire, chaque lundi, ce qui est devenu Fragment de jours.

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Offrir pourquoi

Peut-être parce que je suis en ce moment en train de fabriquer un troisième livre se pose à moi la question d’autres formes de diffusion.

Je ne dois qu’à moi-même d’investir pour que certains de mes textes existent au format livre. J’aime les voir ainsi. J’aime les savoir ailleurs. Ce n’est pas une démarche qui tenterait de suppléer un manque ou de subvertir des métiers (éditeurs, libraires) sans lesquels je serais très certainement au bord du gouffre, sans ces livres, sans ces actions, sans ces disponibilités. C’est autre chose, tel que je diffuse ma musique. Une option en plus dans ma vie, un autre paysage. Tout simplement.

Si vous le souhaitez et si vous le pouvez, bien sûr, l’option d’achat reste possible dans la boutique. Vous pouvez même faire un don si vous désirez participer à cette aventure littéraire. Je tenais tout de même à mettre en place une autre voix de diffusion, que vous pouvez réitérer à loisir ou utilisez pour des amis ou connaissances de votre choix.

C’est très simple.

Il suffit de remplir le formulaire que vous trouverez sur cette page ou de vous rendre directement sur ce lien.

Je vous remercie de votre attention et de votre intérêt.

Bonne lecture à toutes et tous.

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Les déracinés n’ont que faire de briller, étape 1.0

Ce nouveau roman, parti pas plus tard qu’aujourd’hui dans le circuit de l’édition, est chromatique.

Pour nous aider à patienter avant d’avoir enfin le livre dans nos bibliothèques, je nous ai concocté un teaser que vous pouvez écouter ci-dessous et télécharger si vous l’aimez.

J’en ai fait un autre, aussi, en vidéo, pour faire le tour du WEB.
Les deux sont à partager sans modération.

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Le format et la proportion

Je suis revenue de congés et je remercie Martine pour tout le travail qu’elle a abattu tout l’été. Jamais je n’ai trouvé nos bureaux si accueillants, et j’espère que cela préfigure une saison que je nous souhaite à toutes et à tous pleine de folles aventures littéraires.

Je me suis tout de suite attelée à différents projets anciens qui sont étrangement remontés au-dessus des piles de dossiers, et je dois dire que je suis assez satisfaite de tout ce que j’ai pu lire, me confirmant qu’il y a bien là un objectif à tenir et à renforcer.

J’ai quelques remarques dont j’aimerais vous faire part, et qui viendront, je n’en doute pas, alimenter nos réflexions.

La première est la question du format.

Nous ne devons pas nous focaliser sur des éléments qui ne fonctionneront jamais à cause de ce mélange des genres totalement hostile au maintien de la qualité qui fait depuis notre création partie intégrante de notre ligne éditoriale. Aussi, je vous propose d’arrêter les publications éphémères qui n’ont aucune autre conséquence sur notre activité que de nous obliger à produire, ce qui, nous l’avons constaté à de nombreuses reprises, ne fait que nous laisser dans la consternation.

J’ai longtemps discuté cet été avec un ami cher à travers qui j’aperçois un certain goût pour le fait réel. Nous avons évoqué quelques titres qui l’amèneraient, lui, à plonger dans notre série romanesque. Nous en reparlerons, mais notre comité a clairement un rôle à jouer dans ce domaine, car il s’agira bel et bien de lier, comme nous l’avons toujours désiré, politique et fiction. Ce qui m’amène à ma seconde remarque : la question de la proportion.

De ce point de vue, je n’en suis qu’à établir une sorte de liste, un peu comme des sujets que nous pourrions inscrire à l’ordre du jour de nos prochaines réunions :
— Ce qui s’impose et ce qui libère.
— Lecture des autres et lecture de soi.
— Toujours, bien sûr, le public et le privé.
— La notion d’un temps consacré en lien avec nos luttes de terrain, quotidiennes.
— Définition d’un ordre, au fur et à mesure, nous laissant libres d’être, comme nous l’avons théorisé, indéterminés.

Aussi, j’aimerais réaffirmer que nous ne devons pas céder au caractère mystérieux de notre démarche. Je l’ai clairement senti tout au long de mes grandes balades sur les rives les plus sensibles. Oui, bien sûr, nous avons besoin de fait réel, de politique et de fiction, mais nous avons aussi besoin de mystère.

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Le cercle vertueux de l’autogestion

C’est le retour des ventes en ligne.

Une occasion pour moi de vous expliquer la démarche commerciale de la Maison d’édition virtuelle.

Je ne fais qu’investir pour fabriquer des livres avec des relecteurs professionnels et des graphistes professionnels. Une fois le livre physiquement présent, forme qui constituera bientôt une série dont vous ne pourrez plus vous passer, il est mis en vente exclusivement sur ce site et l’argent récolté ne sert qu’à financer le suivant.

Toutes les recettes supplémentaires constituent un trésor de guerre avec lequel je ne fais qu’acheter des livres d’éditions indépendantes.

Ainsi, beaucoup sont heureux.

Alors, bien sûr, me direz-vous, et Paypal qui se sert au passage ? Oui… parce que c’est aujourd’hui la solution la moins honéreuse pour moi et l’activité ne justifie pas l’installation d’une plateforme de paiement. J’en rêve, et le Père Noël peut-être, un jour, m’offrira cet outil, mais pour le moment, c’est ici que cela se passe.

Et Amazon ? Et bien, Amazon est le seul site à fournir le format nécessaire pour celles et ceux qui veulent lire sur une Kindle.

Et bientôt ?
Ça, c’est une bonne question. Bientôt, des diffusions d’histoires de l’écriture sur mon blog. Bientôt un nouveau roman. Pour le moment, il est au stade relectures permanentes. On peut donc s’attendre à une belle année encore avant de le voir sur le rayon de nos bibliothèques.

En attendant, petit rappel de tout ce que vous trouverez par ici :

Dans l’actualité des livres :
L’intimité n’a plus de lieu possible
Vue sur le cimetière suivi de Vortex Temporum

Et toujours sur le site :
Les Nouvelles Rochoises, pour le moment en libre circulation avant leur parution physique (on me dit dans l’oreillette qu’il en faut une troisième avant de faire un livre).
Toute ma production liée à mon activité d’auteur sur le site lapin.org lorsque nous gérions l’un des meilleurs Webzines du XXème siècle.

Bonne(s) lecture(s) !

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Meurtre à la Roche-Bernard au format Kindle sur Amazon

Meurtre à La Roche-Bernard est désormais disponible sur Amazon pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent lire la nouvelle sur leur liseuse Kindle. Tous les renseignements sont sur l’image ci-dessous ou, si l’image ne s’affiche pas, en suivant ce lien.

Bonne lecture !


Inscrivez-vous sur la liste de diffusion.


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