Cela faisait plus d’un an que je travaillais à la restauration de tous les romans virtuels mis en ligne il y a bientôt dix ans. Pour tout vous dire, à cause d’une mise à jour que j’ai ratée, il n’y avait là que des liens morts, un cimetière de romans, pour lesquels je ne voyais pas d’issue à cause du temps qu’il faut pour réparer tout cela, et de la compétence qu’il faut acquérir parfois. Quand on fait tout tout seul, il faut assumer ces moments de latence. Ils sont le temps de mieux s’y retrouver peut-être, y compris dans ses propres écritures. Heureux d’y être parvenu et de voir de nouveau tous les liens retrouvés.

Les copyrights vont peut-être un peu valser, car j’entrevois une suite à tout cela, autant à L’artisanat furieux qu’à Marc a tout pris, Tristan pleure et bien sûr, #GRP. Au fond, je me dis qu’il y a là une esthétique que j’apprécie beaucoup, liée à l’autopublication des textes, à leur existence malgré tout, un au-delà du livre. Le roman virtuel a tant agi dans ma vie et l’a tant bouleversée que je suis prêt à revivre l’aventure, dans un tout autre contexte.
En parcourant les archives du WEB, j’ai retrouvé les structures d’origine et j’ai tout réhabilité. Intégralement. En améliorant deux trois détails. Normalement, on ne doit pas voir trop de changement. Ce qui me fait plaisir, c’est de revoir comme tout renaître sous mes yeux. Je ne sais pas trop par où commencer, par le blog, sans doute, lieu de réflexion et de lecture. Ou par ici, par un petit extrait :
Si l’on compte.
Cela ressemble à un surgissement.
Si l’on compte.
Ne comptons pas.
Des personnes souffrent à force de compter.
Combien de fois.
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